Exposition : Sur les pas d'Albert Robida (2003)

Publié le par Erwelyn

Article publié dans le journal ? à l'occasion de l'exposition "Sur les pas d'Albert Robida" du 17 Octobre au 20 Novembre 2003 au Conseil général de l'Oise, 1 rue Cambry à Beauvais (60). Photocopie archivée par l'association du Groupe d'Histoire Locale de Ris Orangis (91) avec les archives concernant son cousin Henri Robida.


La nouvelle marineSur les traces d'Albert Robida

Après Francisque Poulbot, le Conseil général de l'Oise, en partenariat avec le Musée Antoine Vuvenel de Compiègne, consacre dès le 17 octobre une exposition à un autre génie de l'illustration, du dessin et de l'imagination : Albert Robida pour qui l'Oise fut une source intarissable d'inspiration.

Albert Robida naît le 14 mai 1848, rue des Boucheries, au coeur du vieux Compiègne. Ses parents, son père, menuisier, sa mère, née Hallmenschlager, originaire de l'Est de la France, vivent rue des Bouvines et le jeune Albert fréquente la vieille école Hersan, voisine de Saint-Antoine. La belle écriture d'Albert le fit engager chez maître Rouart, notaire, de 1862 à 1865. Réalisé chez maître Rouart, Le manuel du parfait notaire, qui décida dit-on de la carrière de notre artiste en recommandant son talent auprès du dessinateur Cham, vient justement d'être édité. Il profita aussi des cours gratuits de dessin assurés par la Ville en faveur des garçons de Compiègne et fit honneur à son maître, Félix Deligny (1825-1886), en remportant le premier prix de dessin en 1866.
Génie de dessin fantastique et de l'illustration, auteur, mais aussi graveur, aquarelliste et peintre, doué d'un étonnant sens du futur, écologiste avant l'heure, Albert Robida a laissé une oeuvre exceptionnelle : 60.000 dessins, plus de deux cents livres illustrés, dont soixante écrits par lui. Il a collaboré à plus de soixante-dix périodiques. Robida est aussi un maître de la science-fiction. D'une imagination débridée et fantasque, il invente l'avenir avec une justesse de vue exceptionnelle et nombre des ouvrages qu'il a consacrés à notre XXe siècle annoncent beaucoup des innovations technologiques qui font aujourd'hui notre présent. Toutefois, c'est en 1883 que paraît ce qui reste l'un de ses livres les plus célèbres, Le Vingtième Siècle. Dans son oeuvre pléthorique, on connaît divers ouvrages spécifiquement consacrés à Compiègne, au premier rang duquel le fameux Les assiégés de Compiègne (1905). En 1909, Fournier-Sarlovèze, maire de 1904 à 1935, fait appel à son talent à l'occasion de la première grande fête Jeanne d'Arc dont il dessina l'affiche. S'y ajoutent plusieurs séries de douze cartes postales consacrées à l'héroïne, publiées par Baudelot en 1912.
Robida reste toujours attaché à sa ville natale dans laquelle il revenait régulièrement. Ainsi déclarait-il en montrant la façade de l'Hôtel de ville : "Voilà le berceau de ma carrière ! C'est ce décor qui est à l'origine de tout ! Je me suis senti tellement uni à lui que je ne pouvais plus m'en séparer. Il m'a hanté toute ma vie et même dans l'actuel et si absorbant, il arrive au premier plan et s'impose comme une vision du temps de Rabelais !"
Le musée Antoine Vivenel de Compiègne doit à la générosité de la famille d'Albert Robida, notamment son fils Frédéric, mort en 1978, de conserver un grand nombre d'oeuvres de l'artiste. S'y ajoutèrent divers dons
, accumulés depuis les années 1930 et les achats récents de l'Association des Amis des Musées.

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