Henri Robida - Elévation d'une stèle (2)

Publié le par Erwelyn

Elévation d'une stèle


Source
: Archives de la ville de Ris-Orangis (Essonne - 91) gentiment transmises par le président de l'
Association d'Histoire Locale : Monsieur Jean-Pierre Vinchon.

Cette notice bibliographique qui ne manque d'évoquer également la personne d'Albert Robida accompagne la lettre du Comité d'Organisation de la ville de Ris-Orangis qui prit la décision d'élever une stèle à la mémoire d'Henri Robida.


Notice biographique

     Henri Robida, Ingénieur Civil de l'Aéronautique, est né le 26 Juin 1902 à Argentan (Orne).
C'est l'un des cousins du célèbre dessinateur Albert Robida qui avait prophétisé par le crayon, bien longtemps à l'avance, la place que devait prendre l'Aéronautique dans la vie moderne.
     Henri Robida a fait ses études au Lycée Louis le Grand et à l'Ecole Supérieure d'Aéronautique (promotion 1924/1927).
      Dès sa sortie de l'Ecole, il obtenait une bourse de pilotage et passait, à l'Ecole Blériot, son brevet militaire qui porte le n°21.572 en date du 29 Août 1927.
      Il a fait son service militaire à Istres et au 34ème Régiment d'Aviation du Bourget, escadrille du Capitaine de Vitrolles.
      Il est entré à la Compagnie Air Union le 1er Mai 1929, en qualité d'Ingénieur attaché au Service de L'Exploitation, et a été chargé de différentes questions techniques. De plus, il a mis au point, en vol sur les avions, différentes accessoires et dispositifs divers.
      Il a piloté quatorze types d'avions différentes, tant civils que militaires, des plus légers aux plus lourds.

       Il est possession des Brevets suivants :

- Brevet de pilote d'avions de Transport Public, n°1199 en date du 7 Juin 1929
- Brevet de pilotage sans visibilité extérieure, n°270 en date du 6 Juin 1930
- Brevet Elémentaire de Navigateur Aérien, n°222 en date du 1er Décembre 1930
- Brevet de Mécanicien de Transport Public, n°193 en date du 1er décembre 1931
- Brevet Supérieur de Navigateur Aérien, n°33 en date du 14 Décembre 1931

      Il connaît parfaitement le fonctionnement de la radiotélégraphie et a étudié d'une façon toute spéciale les méthodes de navigation, sous la direction de Codos.
      Il s'est appliqué particulièrement à la méthode nouvelle de navigation inventée par M. Louis Kahn, au moyen de cartes spéciales et de visées astronomiques.
      A la suite du raid Paris-Hanoï et retour qu'il a effectué en compagnie de Codos (aller du 4 au 11 Janvier en 60h34 de vol - retour du 21 au 24 Janvier en 60h22 de vol effectif et 76h17 de vol total), il a été fait Chevalier du Dragon d'Annam.
      Il a été ensuite nommé Chevalier de la Légion d'Honneur, pour l'ensemble de sa carrière aéronautique.
      Enfin, l'Aéro-Club de France lui a décerné sa grande médaille de vermeil, pour l'année 1932.
Robida, l'un des deux héros du raid Paris-Hanoï, illustre ce nom pour la seconde fois.
      La première fois, il s'agissait d'un artiste, Albert Robida, mort voici sept à huit ans. Celui-là fut précurseur ou plutôt prophète. D'une imagination débordante, il fut un Jules Verne, amis en plus complet, puisque, non content de décrire les appareils qu'il imaginait, il les dessinait, qu'il s'agisse d'un appareil télégraphique, du théâtrophone, d'un sous-marin, d'un dirigeable, d'un avion.
      Et, aujourd'hui, on est tout surpris de constater que les appareils en usage ont les lignes exactes de ceux qu'il inventait et dessinait il y a 50 ans.
      Le domaine de l'air avait ses préférences, et son ouvrage : "le XXe Siècle" est farci de Zeppelins et d'aéroplanes de tous systèmes.
      Dans un numéro d'un journal illustré de 1883/1884, "La Caricature" c'est-à-dire il y a 49 ans, Albert Robida décrivait la guerre future ; rien n'y manquait : non seulement les avions, mais les canons contre avions, les mines sous-marines, les tanks, les gaz asphyxiants, les masques, etc..., en un mot, tout ce que la guerre de 1914 a utilisé pour le plus grand malheur de nos contemporains.
      C'est en lisant les livres de son cousin, que Henri Robida prit le goût des Ailes.
      Il s'est jusqu'ici contenté de l'avion pacifique. Puisse-t-il continuer pour notre joie et notre admiration.

06/12/1932

Publié dans Famille

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